Le 1er avril (non ce n’est pas une blague), les transformateurs doivent faire une proposition de contrat aux producteurs de lait. À cette occasion, le président de la fédération nationale des producteurs de lait a publié une lettre ouverte dans laquelle il donne quelques conseils sur la mise en place de ces contrats.
Le Président de la FNPL affirme que la formalisation écrite entre producteurs et entreprises n’est pas un danger en soit si le processus est fait de manière équilibrée. Elle peut même prendre la forme d’une assurance pour les producteurs de lait.
Le premier conseil donné par le Président de la FNPL est le suivant : il ne faut pas se précipiter pour signer ces contrats et les renvoyer au plus vite. Il souligne que la loi oblige les entreprises à proposer des contrats mais pas aux éleveurs de les accepter immédiatement.
En effet, l’intérêt de ces contrats repose en partie sur les intérêts des producteurs, il vaut donc mieux prendre son temps pour s’assurer que le contrat préserve les intérêts du producteur.
Le Président de la FNPL recommande ensuite de renvoyer à la laiterie une lettre de réception et de se rapprocher d’une organisation de producteurs pour engager une négociation collective.
Il recommande également aux membres de coopératives de demander à la coopérative de vérifier que le règlement intérieur soit adapté à la loi et à l’ensemble des dispositions interprofessionnelles.
Télécharger la lettre ouverte du Président de la FNPL sur Agri44
Par Beiser | Actualités | le 13, août 2010
Il y a quelques jours nous vous annoncions sur le blog de Beiser que les syndicats de producteurs de lait préparaient une journée d’action pour que les industriels revoient à la hausse le prix du lait.
Cette journée d’action a eu lieu hier (jeudi 12 août) et les syndicats ont finalement obtenu un début d’accord. Comme nous vous l’avions également annoncé dans notre précédent article, les syndicats se rendaient dans certains supermarchés pour coller des étiquettes sur les produits.
Cette opération avait pour but d’informer les consommateurs sur la situation des producteurs de lait. Maintenant que les industriels aient bien voulu passer un accord, l’opération de boycott est suspendue jusqu’à la semaine prochaine. 
Alors que les producteurs étaient toujours dans le doute quant au prix du litre de lait livré le mois dernier, Bel (groupe laitier fabricant La vache qui rit) a été le premier groupe laitier à accepter d’augmenter les prix du lait, à hauteur de 10% par rapport à l’an passé.
Rappelons que les transformateurs refusaient d’augmenter les tarifs en mettant en avant l’écart de prix entre le lait français et allemand.
Deux autres industriels, Lactalis et Bongrain (respectivement producteurs de Camembert Président et Caprice des Dieux) ont demandé une reprise des négociations en précisant que le prix devra prendre en compte un indice de compétitivité avec l’Allemagne.
Lactalis a donné son accord « à certaines conditions » pour l’application de l’accord interprofessionnel de l’an dernier (dont nous vous avions parlé dans l’article de début de semaine).
En revanche, Sodiaal ne s’est pas engagé mais a tout de même précisé que la coopérative était favorable aux négociations.
Par Beiser | Actualités | le 26, mar 2010
C’est suite à l’effondrement des cours qui avait touché les producteurs laitiers l’an dernier que Dacian Ciolos souhaite changer les choses.
Cependant, lors d’une conférence consacrée au secteur laitier il a précisé que le budget ne laissait pas beaucoup de marge de manoeuvre, et que par conséquent, ce ne seraient pas des mesures à caractère budgétaire mais des mesures réglementaires
Dacian Ciolos estime d’ailleurs qu’il ne faut « pas attendre » la réforme de la Politique agricole commune après 2013. Selon lui, les mesures devront être élaborées d’après les conclusions d’un groupe d’experts qui se réunit depuis la crise laitière de l’automne 2009, et qui devraient faire l’objet d’un rapport en juin.
Dacian Ciolos estime qu’il faut prendre des mesures sur le long terme, selon lui, le déblocage de fonds laitiers exceptionnel pour faire face aux difficultés de production jusqu’en 2015 n’est pas suffisant. Rappelons qu’à la fin de l’année passé, l’UE avait débloqué 300 millions d’euros pour faire face aux difficultés du secteur et à une chute drastique des cours sur le marché.
Les ministres européens de l’Agriculture se pencheront sur la question au mois de Juillet en vue « d’un paquet de mesures d’ici la fin de l’année », a précisé M. Ciolos.