Par Beiser | Actualités | le 13, avr 2010

Dacian Cioloş, membre de la Commission européenne chargé de l’Agriculture et du Développement rural a lancé un débat public sur l’avenir de la Politique Agricole Commune dans l’Union européenne.
Le débat que le membre de la Commission européenne a ouvert porte sur les objectifs futurs de la PAC dans la nouvelle perspective de la stratégie Europe 2020.
En effet, ces dernières années, on a vu de nombreuses réformes pour la modernisation du secteur et pour une adaptation au marché. La PAC veut donc contribuer au développement d’une croissance intelligente, durable et inclusive, en répondant aux nouveaux défis de notre société (économiques, sociaux, environnementaux, climatiques et technologiques). La PAC se doit également de mieux prendre en compte la diversité des agriculteurs de l’Union Europénne.
Dacian Ciolos estime que la PAC n’est pas qu’une affaire de spécialistes et qu’elle concerne tous les Européens car l’ensemble de la société bénéficie de cette politique commune européenne par l’alimentation, par la gestion de territoires, par la protection de l’environnement etc. Il attend les réactions, les réflexions des agriculteurs, mais aussi des associations de protection de l’environnement, des consommateurs, du bien-être des animaux. Il souhauite d’ailleurs ouvrir ce débat le plus rapidement possible.
Afin de recueillir les avis dans ce débat public Dacian Cioloş a annoncé le lancement d’un site internet (http://ec.europa.eu/agriculture/cap-post-2013/debate/form_fr.htm) qui sera ouvert jusqu’au mois de juin 2010. Une synthèse des contributions sera alors réalisée et utilisée en juillet 2010 lors d’une conférence de synthèse du débat public.
Tous les citoyens membres de l’UE sont dont invités à réagir à ce débat et à donner leurs idées sur ces 4 thèmes
- Pourquoi une Politique agricole commune européenne ?
- Quels objectifs la société assigne-t-elle à l’agriculture dans toute sa diversité ?
- Pourquoi réformer la PAC et comment la faire répondre aux attentes de la société ?
- Quels outils pour la PAC de demain ?

Bruno Le Maire a présenté une nouvelle loi sur l'agriculture
Le Conseil d’Etat travaille aujourd’hui même sur une loi qui lui a été remise par le Ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire. Le texte devrait être adopté par le gouvernement le 13 janvier, avant d’être transmis au Parlement. Le but du texte qui sera débattu en janvier 2010 est de donner aux agriculteurs de nouveaux outils pour affronter des marchés de plus en plus instables…
L’objectif de ce texte ?
Ce texte de loi vise avant tout à préparer les agriculteurs à la grande réforme de la politique agricole commune (PAC) en 2013. En effet, malgré les efforts de la France, la PAC pourrait être sérieusement modifiée en raison de restrictions budgétaires. Le gouvernement souhaite donc rendre les agriculteurs plus autonomes dans la défense de leurs revenus et de leurs investissements. Quatres mesures principales vont dans ce sens :
- Assurance : Le gouvernement souhaite inciter les agriculteurs à s’assurer contre les variations de revenus, dues au climat ou aux variations du marché. Les agriculteurs seront donc encouragés à s’assurer, grâce à une aide pour payer les primes. Cette aide couvrira de nouveaux produits comme les fourrages.
- Regroupement de l’offre : Les groupements de producteurs seront incités à se rassembler, s’ils sont efficaces. Des dispositifs visent à développer et encadrer le rôle des rassemblements de filières sont présents dans cette loi. Ces derniers pourront avoir une importance plus grande dans l’orientation des prix.
- Contractualisation : La loi devrait rendre obligatoire les contrats écrits entre les agriculteurs et leurs fournisseurs, afin de rééquilibrer les relations entre ces deux acteurs. Ces contrats devront mentionner les prix et les volumes vendus . La loi visera à encadrer les pratiques des grandes surfaces en matière de produits frais. Celles-ci n’auront pas le droit de brader leurs produits ou d’offrir des ristournes abusives durant les crises. Un observatoire des prix et des marges devra faire un rapport annuel au Parlement.
- Charges de production : La loi devrait alléger les charges sociales sur l’emploi des saisonniers, afin d’éviter les distorsions de concurrences avec les pays voisins.
Dans le contexte actuel de baisse des revenus des agriculteurs, espérons que cette loi va permettre aux agriculteurs de stabiliser leurs revenus, et d’éviter certains abus des grandes surfaces…