Comme nous vous l’avons expliqué hier, les agriculteurs se sont rendus à Paris pour exprimer leur désarroi. Selon la préfecture de Paris, ils étaient 3.800, d’après les organisations syndicales ils étaient plus de 11000 a avoir fait le déplacement. D’après les organisations syndicales il y avait également plus de 1500 tracteurs.
Dans un communiqué transmis par la Préfecture de Paris, la préfecture insiste sur la bonne tenue de la manifestation et souligne qu’il est rare qu’uune manifestation se déroule dans une ambiance aussi calme et responsable.
Les céréaliers ont également fait profiter les promeneurs de leur arrivée dans la capitale puisque de nombreux passants ont sorti leur téléphone mobile pour prendre en photo les gros tracteurs. Pendant ce temps la, des adhérents du syndicat des Jeunes Agriculteurs distribuaient aux promeneurs des tee-shirts affichant le slogan « Fauchés comme les blés » et au verso un tracteur barré de la mention « attention – paysans en colère ».
Découvrez cette vidéo de l’agence france presse sur la manifestation du 27 avril 2010 :
Le défilé des céréaliers sur les autoroutes de la capitale
Ce matin plus de 1.200 tracteurs et 10.000 agriculteurs , principalement des céréaliers se sont rendus à Paris pour défiler et dénoncer la baisse des revenus et exiger une baisse des charges.
Les premiers tracteurs (près de 1.300 d’après la police), sont entrés dans Paris par la porte de Vincennes vers 10h. D’après les dernières sources d’informations les agriculteurs seraient plus de 10.000. Les tracteurs doivent effectuer une boucle entre les places de Nation, République et Bastille, doivent rejoindre des centaines d’agriculteurs à pied déjà regroupés place de la République.
Ce millier de tracteurs organisé en files indiennes s’étire sur plusieurs kilomètres sur les aurotoutes autour de la capitale. Arborant des panneaux décrivant leur ressenti face à la situation : « détresse agricole » ou encore « agriculteurs en colère« . Venus de 14 régions de France, beaucoup des agriculteurs sont arrivés la veille en région parisienne et ont dormi chez des collègues exploitants.
Dominique Barreau, secrétaire général de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles a déclaré que depuis 2 ans le cours des grandes cultures n’a cessé de baisser, et que par conséquent les revenus des céréaliers avaient également baissés l’an dernier (de 51%).
L’objectif des manifestants est d’obtenir des mesures immédiates pour donner un coup de pouce aux exportations avant l’arrivée de la nouvelle récolte. De plus, les céréaliers demandent des aides pour le stockage et un allègement des charges liées à l’environnement ainsi que des côtisations sociales et fiscales.