Les recommandations pour limiter la volatilité des cours du lait
Par Beiser | Actualités | le 21, juin 2010
La semaine dernière, le groupe de haut niveau établi pour le lait établi en octobre 2009 par la Commission européenne pour trouver une solution pour supprimer les quotas laitiers à l’horizon 2015, a publié un rapport contenant sept mesures pour limiter la volatilité des cours du lait.
Suite à la situation difficile sur le marché du lait en 2009, la Commission avait mis en place en octobre dernier le Groupe à haut niveau sur le lait pour étudier les arrangements envisageables à moyen et long termes dans le secteur laitier étant donné l’expiration des quotas laitiers au 1er avril 2015. 
Tout en prenant en considération les résultats du Bilan de santé de la PAC, les experts étaient chargés d’étudier la possibilité de mettre en place de nouveaux arrangements régulateurs susceptibles d’améliorer la stabilité du marché et des revenus des producteurs, de réduire la volatilité des prix et de renforcer la transparence du marché.
- L’utilisation entre les producteurs de lait et les laiteries de contrats écrits relatifs aux livraisons de lait cru (couvrant le prix, le volume, les délais et la durée). Ces contrats pouvant être rendus obligatoires par les États membres ;
- le pouvoir de négociation collectif des producteurs, pour leur permettre de négocier ensemble les clauses des contrats, y compris le prix, passés avec les laiteries ;
- le renforcement des interprofessions dans le secteur des produits laitiers : en examinant la possibilité de transposer dans le secteur laitier les dispositions en vigueur concernant les organisations interprofessionnelles du secteur des fruits et légumes ;
- la transparence dans la chaîne d’approvisionnement en produits laitiers : en améliorant la surveillance des prix des denrées alimentaires et en fournissant davantage d’informations (par exemple, sur les volumes de produits laitiers) ;
- des mesures de marché et opérations à terme : pour que les producteurs bénéficient d’instruments visant à réduire la volatilité de leurs revenus ;
- une étude sur les normes de commercialisation et l’étiquetage de l’origine des produits laitiers ;
- l’innovation et la recherche : en définissant des priorités claires pour permettre une meilleure coordination des programmes de recherche nationaux et de l’Union.
Pensez-vous que ces arrangements puissent mieux structurer le secteur dans son ensemble ? Avez-vous des idées de recommandation ? Faites-nous savoir à travers les commentaires sur le blog.


